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En janvier 2005, la population de Québec apprenait que l'Agora était voué à la destruction. Après deux En janvier 2005, la population de Québec apprenait que l'Agora était voué à la destruction. Après deux années de mobilisation, nous avons réussi à renverser cette décision initiale, de transformer la Pointe à Carcy en parc.
L'Agora de Québec, à cette époque, était pris en charge par Genex communications. Sous leur gestion, l'engouement pour cette superbe scène extérieure prenait à nouveau de l'ampleur après une longue période de stagnation.
Genex communications est une entreprise à but lucratif, elle doit donc faire des profits. En 2005, Genex s'était entendu avec l'Administration Porturaire de Québec pour signer un bail d'une durée de 5 ans renouvelable 3 fois, pour une période totale de 20 ans. Les dirigeants de l'entreprise avaient pris la décision de signer ce bail, parce qu'ils évaluaient, selon leurs années d'expérience sur le terrain, pouvoir en retirer des profits sur une base de développement à long terme. L'engouement renouvelé pour cette scène démontrait qu'ils étaient sur une bonne voie.
Puis pour une raison obscure, l'APQ a décidé de rompre le bail avec Genex clamant un changement de vocation du site. Je ne compte pas faire le procès de ce qui s'est passé à l'époque, je préfère plutôt regarder vers le futur. Ainsi, cette mise en contexte nous permet d'apprécier le fait que la scène qu'est l'Agora de Québec est un lieu où il est possible de faire des profits lorsqu'elle est bien gérée.
Le problème qui se pose actuellement pour l'Agora est qu'il n'y a pas de stratégie de développement à long terme. Personne ne revendique le mandat d'en faire un succès. Il est vrai que la mission de l'APQ n'est pas de faire fonctionner une scène extérieure. Aussi, ce n'est pas la mission de la Ville de Québec de faire fonctionner une scène extérieure sur un terrain fédéral. Par contre, tous s'entendent pour dire que l'Agora fraîchement rénovée est une valeur ajoutée autant pour l'APQ que la Ville de Québec et a un excellent potentiel.
A la demande d'aide lancée par M. Labrecque, vice-président exécutif du Port de Québec, et ce financée par le fond des grands événements, la Ville répond qu'avec le Moulin à images et le Cirque du Soleil qui s'installe à Québec, elle n'a pas les moyens de venir en aide à l'Agora. Toutefois, le 17 avril dernier, dans un article portant sur la venue de Johnny Halliday à Québec, on peut y lire "il y a toutes sortes de pourparlers en cours", ajoute le maire Labeaume à propos de l'utilisation des millions de dollars dont dispose encore le Fond des grands événements après les ententes conclues avec le Cirque du Soleil et Ex Machina.
La Ville de Québec apporte présentement de l'eau au Moulin à image, lui aussi situé sur un terrain fédéral. Il serait logique selon moi que la Ville profite de cette occasion pour développer conjointement avec l'APQ l'ensemble des attraits touristiques de classe internationale situés dans cette zone portuaire.
D'ailleurs, avant de penser à construire une nouvelle scène permanente sur un terrain fédéral tel le manège militaire, ne serait-il pas pertinent et responsable de s'assurer qu'un tel équipement déjà en place et qui est unique en son genre, fonctionne à son plein potentiel?
Pour ces raisons, je suis d'avis que la Ville de Québec doit contribuer au financement d'un fond de démarrage et qu'en contrepartie, l'APQ doit créer une entité distincte qui aura comme mandat de développer cette scène sur une base stratégique à long terme. Il y a ici une notion importante de coûts-bénéfices autant pour la Ville que l'APQ.
En tant qu'instigatrice et coordonnatrice de la mobilisation pour sauver l'Agora de Québec, j'ai rencontré M. Labrecque le 16 mars dernier afin de lui annoncer que je compte mettre sur pieds un Comité de suivi pour l'Agora. De cette façon, je veux m'assurer que ce lieu de spectacles en soit un des plus grandiose et rentable à Québec. J'ai déjà reçu l'assurance que le Port de Québec sera ouvert aux solutions envisagées. J'espère que la Ville de Québec en fera tout autant. |